Emmanuelle Bordon

Igor Stravinsky dessiné par Pablo Picasso

On dit de Stravinsky qu’il a été à la musique ce que Picasso a été à la peinture : un novateur, un virtuose, dont l’œuvre a fait scandale, parfois, et suscité les passions, souvent. Alors qu’il est fréquent que les compositeurs soient avant tout instrumentistes ou chefs d’orchestre, Stravinsky était, quant à lui, compositeur avant tout, et c’est le désir de composer qui l’a poussé vers cette carrière. Changeant de pays plusieurs fois, dans un monde bouleversé par les guerres et les mutations politiques, il a beaucoup écrit pour l’orchestre. Il a également composé pour des ballets à de nombreuses reprises, à la demande de chorégraphes qui ont eux-mêmes marqué l’histoire de leur art, comme Nijinsky ou Balanchine.
Disparu il y a cinquante ans tout juste, Stravinsky laisse une œuvre qui couvre près de soixante dix années. Et si elle a marqué son temps, celle-ci est aujourd’hui inégalement connue, entre le Sacre du printemps célébrissime et d’autres pièces restées dans l’ombre. Esquisse sur un compositeur qui a fait de la transgression des codes le fil rouge de son œuvre.

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